Les ressourceries sont des associations à but non lucratif, qui recyclent, réparent et revendent des objets qui étaient endommagés. Acheter dans ces lieux permet d’agir pour la transition écologique et la solidarité locale pour diverses raisons.
Le 10 avril, Moea Pereyre, représentante de la Fédération des associations de protection de l’environnement (FAPE) au Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a présenté un projet de réseau de ressourceries au gouvernement, destiné à la Polynésie française. L’arrivée des ressourceries, à Thaiti notamment, pourrait permettre de recycler et de revendre de nombreux objets et vêtements. Ces modèles d’économie circulaire sont déjà bien implantés en métropole et dans certains DOM-TOM : au total, le Réseau national des Ressourceries et Recycleries compte 247 adhérents en France.
Par définition, une ressourcerie se base sur le modèle des trois R : réduire, réemployer, recycler. C’est un lieu où des objets non utilisés ou endommagés sont collectés, restaurés, puis remis à la vente. Ce modèle d’économie circulaire permet d’éviter la surconsommation liée à l’achat d’objets neufs, dont la conception peut être très polluante. Par exemple, le processus de fabrication d’un sèche-linge équivaut à 79Kg de CO2, d’après une étude réalisée par
l’Ademe en 2018. Un chiffre qui correspond à un aller-retour Paris-Toulouse.
Acheter des objets en ressourcerie permet de maîtriser sa consommation et son impact environnemental, mais aussi de soutenir des structures locales, engagées dans une économie sociale et solidaire. Ces lieux, tenus par des associations à but non lucratif, créent de l’emploi et leurs services sont souvent reconnus d’intérêt général.